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MAGASIN

DE

ZOOLOGIE.

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MAGASIN

ZOOLOGIE

DESTINÉ À ÉTABLIR UNE CORRESPONDANCE ENTRE LES ZOOLOGISTES DE TOUS LES PAYS, ET À LEUR FACILITER LES MOYENS DE PUBLIER LES

ESPÈCES NOUVELLES OU PEU CONNUES QU'ILS POSSÈDENT ;

PUBLIÉ PAR F.-E. GUÉRIN-MÉNEVILLE,

Professeur d’histoire naturelle , Membre de diverses Sociétés savantes nationales et étran- gèeres ; Auteur de l’Iconographie du règne animal ; l’un des Auteurs du Traité élémentaire d'histoire naturelle , de la Zoolozie de l'Encyclopédie méthodique , du Dictionnaire clas- sique d'Histoire naturelle, du Voyage autour du monde de la Coquille, de l'Expédition

de Morée , du Voyage aux Indes par Bélanger, etc. , etc. , etc.

SEPTIÈME ANNÉE

A PARIS.

CHEZ LEQUIEN FILS, LIBRAIRE, QUAI DES AUGUSTINS, 47.

1837.

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J'ai l'honneur de vous annoncer que, par suite de Îla liquidation de la société qui existait entre M. Lequien et moi pour la publication du Magasin de zoologie, je veste seul propriétaire de ce recueil.

Get ouvrage n’ayant pas toujours été livré à MM. les Souscripteurs avec la régularité que je désirais et qu’exige cette sorte de publication, j'ai pris des mesures certaines pour que cet inconvénient disparût , et dorénavant ils recevront exactement leurs livraisons à la fin de chaque mois.

Depuis longtemps la publication de l’année 1837 est sus- pendve; voulant faire cesser cet état de choses, qui mé- contentait beaucoup de MM. les Abonnés, je n’ai reculé devant aucun sacrifice pour terminer le plus promptement possible avec mon ancien co-associé , afin de pouvoir leur livrer promptement cette fin d’année ; enfin elle vient d’être distribuée.

Quant à l’année 1838, elle sera publiée rapidement ; tous les matériaux sont prêts, et je puis assurer qu’elle aura entièrement paru à la fin de décembre prochain, ou, au plus tard, dans le courant de janvier 1839 : une grande partie des mémoires qui doivent entrer dans cette année est déjà sous presse, plusieurs même sont tirés ainsi que la plupart des planches. Cette année contiendra, la fin du Voyage autour du monde de la corvette la Favorite, ou- vrage rempli d'objets neufs et intéressants, et dont la ré-

daction est due à MM. Eydoux, Laurent et Gervais; la suite du Synopsis des Oiseaux de l'Amérique méridionale , par MM. d’'Orbigny et de Lafresnaye, travail extrait du grand voyage en Amérique de M. d’Orbigay; la fin dela monographie des Trachydérides ; eñfin plusieurs notices de MM. Deshayes, Petit de la Saussaye, etc. , etc.

_ Sur la demande de plusieurs de MM. les Abonnés , cette année 1933, la huitième de la collection , terminera la pre- mière série du Magasin de zoologie ; des tables méthodi- que , alphabétique et par noms d’auteurs , indispensables aujourd’hui, faciliteront les recherches et compléteront cette série , qui formera alors huit volumes in-8 , ornés de 630 planches gravées et coloriées.

_ Le Magasin de zoologie sera continué sans interruption ; la nouvelle série commencera avec l’année 1839. M. Arthus Bertrand, libraire éditeur, a bien voulu se joindre à moi pour diriger cette entreprise; c’est une garantie de bonne et régulière publication que j’ai voulu donner à MM. les Souscripteurs. Cette nouvelle série sera du même format que l’ancienne , et les livraisons paraïîtront régulièrement de mois en mois. Tous les soins de détails seront donnés à cette entreprise par M. Arthus Bertrand : les papiers seront achetés à l’avance, afin que leur qualité soit toujours la même ; l’impression se fera à la presse à bras; les dessins, gravures et coloriages continueront d’être confiés à d’ha- biles artistes ; enfin rien ne sera négligé pour bien faire et pour mériter les suffrages et les encouragements que les sa- vants ont toujours accordés au plan et au but du Magasin de zoologie.

Déjà plusieurs mémoires importants sont sous presse ; parmi ces travaux, je citerai plusieurs mémoires que M. ïisid. Geoffroy Saint-Hilaire à lus à l’Institut, et dans lesquels il fait connaitre de nouveaux genres de mammifè- res et d'oiseaux , ainsi qu'un beau travail de M. Emmanuel Rousseau sur la Chauve-souris, etc. |

J'espère que MM. les Souscripteurs , en agréant mes vifs

remerciments pour l’appui généreux et bienveillant qu'ils ont accordé à ma publication , me permettront de compter sur leur concours pour la nouvelle série ; je leur demande cet appui comme un service qu'ils rendront à la science qu’ils cultivent avec moi : 1ls doivent savoir qu’une en- treprise dans le genre du Magasin de zoologie n’est pas une opération qui présente de grandes chances de bénéfices, et qu’elle est et sera toujours plus honorable pour son auteur et plus utile à la science que lucrative pour ses éditeurs; ils penseront aussi que c’est le seul journal de ce genre qui existe en France, et ils voudront comme ‘moi, j'en suis certain, contribuer à son existence , tant dans l'intérêt de la science que par esprit national.

J’ai l'honneur de vous saluer avec une haute considération. \ GUERIN-MENEVILLE,

rue de Seine-S.-G., 13.

P.-S. Ceux de MM. les Souscripteurs qui ne voudraient pas éprouver de retard dans l’envoi des livraisons de 1838, quivontparaitre incessamment, sont priés de vouloir bien envoyer, soit à moi, soit a M. Arthus Bertrand, libraire , rue Hautefeuille, 23, le montant de leur souscription.

Ponsoaue Paré : - 21... 00 fr. Pour les départements. :. . . . 42

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SUR L'ANNÉE 1957.

En terminant la septième année du Magasin de Zoologie, nous donnerons aux Souscrpteurs, comme par le passé, le tableau des matières qui la composent.

Casse I (n. 22 à 29), 3 pl. représentant 1 feuille 8 pages. ee Le texte.. 5 14 pages u2-2,0 P:

IVota. Les 5 planches des Xecherches sur les Marsu- piaux paraîtront dans l’année 1838.

CL. II(n.77à85), 6 planches. .... 6 feuilles » Le texte... 8 12 pages.

TIVota. Les numéros 77 à 79, Synopsis avium, n’ont pas de planches.

draf. 12 P:

Cz. III (n. 10 à 16), , planches... feuilles » ef Le texte... 1 » ê ;

DWota. C’est par crreur que le texte des numéros 12 à 16 porte en tête pl. 12 à 1, et qu'il renvoie à la planche 15 pour les détails de divers reptiles : ces détails for- ment la planche 16.

Cz. IV (n. 16 et17) 2 planches.... 2 feuilles CES Er j Betexte..t. —= 4 pages.| °” 4 p- CL. V (n. 78 à 109), 32 planches... 27 feuilles 8 pages. 35 f Le texte... 7 8 pages. sf. ÎVota. Les planches 80, 86, 89 à 109 comptent pour une feuille entiere. Cr. VII (n. 22), 1 planche..... Spages.à + Le texte. 6 pages. f é

IVota. C’est par erreur que la planche et le texte por- tent le no 21 au lieu du 22.

Cz. IX (n. 172 à 185), 14 planches.. 10 feuilles » f Letexte.. 2 » Lio 5

Mota. Les planches 172, 193, 181, 182, 183, 185 comp- tent pour une feuille entière. C’est par erreur que letexte des n°5 184 et 185 porte en tête 181 et 182.

C£. X (n. 3et }), 1 planche... .«. - rfeuille 8 pages. f Le texte. : Spages.( ! entire, da table! et da préface & 0,6. :. 0 2 » 10.

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Il résulte du tableau ci-dessus que les Souscripteurs ont recu deux feuilles de moins que les quatre-vingt-quatre que nous avons annoncées devoir former les deux volumes de chaque année; mais comme ils en ont reçu quatre de plus dans l’année 1836, il y a compensation.

L'année 1838 va être promptement mise au courant ; élle contiendra :

1°. La suite du Synopsis des oiseaux du voyage dans l'Amérique méridionale de M. d’Orbigny ;

2°. La suite de la zoologie du voyage autour du monde de la Corvette la Favorite ; |

3°. La suite de la Monographie des Trachydérides.

Des Mémoires importants de MM. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, d'Orbigny, Em. Rousseau , Kiener, ainsi que plusieurs descriptions d’animaux des plus curieux seront publiés dans l’année 1839, dont la première livraison pa- raîtra le 30 janvier prochain : les autres livraisons se suc- céderont régulièrement de mois en mois; car toutes nos mesures sont prises pour cela, et, comme on le voit, ce ne sont pas les matériaux qui nous manquent.

Il est impossible, dans la publication d’un ouvrage aussi compliqué dans ses divisions, qu'il ne se glisse pas quelquefois des erreurs dans les numéros des planches et du texte : nous engageons nos abonnés à corriger à la main les erreurs que rons AVops le soin de leur signaler à la fin de chaque année : cela leur rendra le classement de l'ouvrage plus facile.

publication de l’année 1837 a été retardée à cause de la liquidation de notre société avec M. Leqüien , qui était de moitié avec nous dans la propriété du Magasin de zoologie ; nous avons enfin acquis la propriété entière de cet ouvrage, ce qui nous permettra de le faire marcher avec la rapidité et la régularité que nous avons toujours voulu lui donner.

GUÉRIN-MÉNEVILLE,

Paris , 1°" septembre 1838.

TABLE MÉTHODIQUE

DES ESPÈCES ET DES GENRES DÉCRITS OU INDIQUÉS | DANS L'ANNÉE 1937.

ESS GR

ire Classe. MAMMIFÈRES.

Marsupraux, recherches anato- miques et zoologiques. PacayperMes fossiles.

LaurentT. XXII a XX VI.

JACQUEMIN.

Classe. OISEAUX.

Synopsis avium.

RHamPHocELUS dimidiatus. Æcotuezes Noyæ Hollaudix.

CarrimuceinÆ (détails). Parus flavo-cristatus. Trocon antisianüs. Æpicnenus vocifer.

3e Classe.

AMPHISBOENA Cinerea. elegans. Draco spilopterus.

Uuorezris philippinus. ceylanicus. Cozuser spilogaster. Prevostianus. plumbeus. aer.

CaLamarIaA punctata.

4e Classe.

EcnENeEIs sex-decim lamellata. SynenaTaus Blainvilliaous.

D'Oricny.

LAFRESNAYE.

Vig. et Horsf.

LAFRESNAYE. LAFRESNAYE. D'OrB1GNY.

L'HERMINIER.

REPTILES. Vandelli.

GERVAIS. Wieeman. Cuvier. Cocteau. Boie.

Eyp. et GERv.

Boie. Oppel. Boie.

POISSONS.

Eyp. et GERv.

id.

- Notices.

22 à XXVII à

XXIX. 272

EXXVEI: à

LXXIX. 574 LXXXI. LXXXII

et LXXXIII.

id. LXXX. LXXXV. LXXXIV.

id. XII à XVI. id,

XVI. XVII.

Pi.

26.

16. 17.

* Les espèces décrites sont en caractères romains; celles qui sout seulement indiquées sont en italique. Les genres nouveaux sont pré- cédés d’un astérisque. Le chiffre romain indique le numéro placé en tête de chaque page de la notice ; le chiffre arabe, celui de la planche. Le nom de l’auteur qui a nommé l'espèce est en pelites capitales,

seulement quand il est l’auteur de la notice. |

Ca -

IV TABLE MÉTHODIQUE.

Classe. MOLLUSQUES.

ARGONAUTA ar go.

Ocropus velatus. Ocrorus macropus. Ocropus moschatus. Ocrorus hyalinus. Ocroreus venustus. Crancara perlucida . Sopioza Rondeletii. Lozico vitreus. OEurs de Calmar.

Serioreuruis biangulata.

Serra elegans. Ser14 hierredda. SEPIA ornata. Hezix Lima. Hezix hemisphærica. HEzix Arnoudu. Puysa gigantea. CycLosToma Aruoudii. PaLupiNA aspersa. subangulata. rima!a. Uxio truncatosa. Doris rubra. TERGIPES coïonatfa. afhiuis. PozycerA Lessoni.

punctilucens.

orna!a.

*# Cazzioroga bellula. * VILLIERS1IA scutigera.

Hezix nemoralina. PaALuDINA varicosa.

c,clostomæformis.

—. elongata. Anoponra Cordier11. anliqua.

7e Classe. CRUSTACÉS.

LiuNapia mauritiana.

ge Classe. INSECTES.

CarABus mœstus.

Ætlhiops. Chevrolat. assinuhs.

Linnëé.

Raxc. Risso. Lamarck. RanG.

id.

id. Lamarck. Rance.

RAN\G.

D'Orbigay.

Raxc. il.

Mrcnau». il. id. il. id. il. 75/5 id. id.

D'ORBIGNY.

id. ul. id. id. id. id. id.

Perir.

C. »'ORBIGKxY.

id. id. id. id.

GuéRIN.

De Cnrisrorn

id. id. id.

LXXXVI à

LXXXIIT.

LXXXIV. id. id,

LXXXV. CII. CIII. CIV. CV. CVI. CVII. CVIII. CIX. LXXX. LXIX. id.

id. EXXVIITI. id.

XXII.

on1. CLXXXI à CLXXXIHET. id. id, id,

LXXX VIII. 86 à 88. LXXXIX. XC.

XCI. XCII. XCIIL. XCIV. XCV. XCVI. XCVII. XCVIIT. XCIX.

89.

22.

151. 151. 182. 162.

TABLE MÉTHODIQUE;

v —_ Wiedemani. id. id. 182 saphirinus. id. id. 183. _ Mariettii. id. id. 183. Spinolæ. id. id. 183. #CazoenaTaus Chevrolati, Guérin. _CLXXII. 172. *STEIRA COSTATA. WEsrwoop. CLXXNI. 176. Hezops lanipes, BLANCHARD. CEXANW 75. LuPerus nasutus. WEsrwoop. CLXXVII. 177. ForFicua parallela. id. CLXXVIIL. 175. XypnicerA Caternaulti. FelsTHAMEL. CLXXXIV. 184. Pierretii. BLANCHARD. CUXXXV. 185, Fucora Castresii. Guérin. CLXXIIT et CLXXIV. 173. Jaternaria, LINNE. id. 174, *LeropTERON compressum. Perti. CLXXIX. 1179. *Conura flavicans. SPINOLA. CLXXX. 180. 10° Classe. ZOOPHYTES. Hozopus Rang. D'OrBIGNY. III. 3.

MÉMOIRES GÉNÉRAUX.

RECHERCHES anatomiques et zoologiques sur les Mammifères mar- supiaux, par M. Laurent, CI. I, pl. 22 à 26. (La suite et les planches paraïîtront dans l’année 1838.)

MÉMOIRE sur les Pachydermes fossiles connus jusqu’à ée jour, ct

. description du nouveau genre Dinotherium, par M.E. Jacquemin, CL. I, pl. 27 à 29.

SYNOPSIS AV IUM ab Alcide d'Orbigny, in ejus per Americam meridionalem itinere, collectarum et ab ipso viatore nec non a de Lafresnaye in ordine redactarum, Cl. IL, pl. 77-19.

NOTICE sur la famille des Engoulevents (Caprimulgidæ) et les dif- férents genres dont elle se compose, par M. de Lafresnaye , CI. 11, pl: 82-83.

VOYAGE DE LA FAVORITE. Reptiles, par MM. Eydoux et P. Ger- vais, CL. ILE, pl. 12 à 16.

DESCRIPTION de quelques espèces nouvelles de Coquilles fossiles de la Champagne, par M. Michaud, CI. V, pl. 8r à 85.

DOCUMENTS pour servir à l’histoire naturelle des Céphalopodes Cryptodibranches, par M. Rang, CI. V, pl. 86 à ro1.

MÉMOIRE sur des espèces et des genres nouveaux de l’ordre des Nudibranches, observés sur les côtes de France, par M. A. d’Or- bigny, CI. V, pl, 102 à 109.

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RECHERCHES ANATOMIQUES ET ZOOLOGIQUES LES MAMMIFÈRES MARSUPIAUX ,

PAR M. LAURENT,

PROFESSEUR D'ANATOMIE.

: Es réunissant ici sous le nom de Warsupiaux tous les Mammifères avec ou sans bourse abdominale qui portent tous au-devant du pubis une pièce osseuse nommée à tort os marsupial, nous avons l'intention de traiter quelques questions anatomiques propres à éclairer la physiologie de leurs fonctions génératrices, et de ras- sembler des documents scientifiques que nous avons puisés dans l'observation d’un grand nombre de ces animaux.

Depuis que l'attention des zoologistes s’est dirigée vers ce grand groupe d'animaux mammifères , la science s'en- richit progressivement de faits positifs qui viennent chäque jour confirmer l'exactitude des déterminations scientifiques publiées en 1816 par M. de Blainville sur ce point important. Toutes les questions soulevées à ce ‘sujet arriveront naturellement à leur solution ration-

nelle basée sur l’observation directe des mœurs et sur 1837. zz

5) Ce. LE Pr. 6 À 16

l'anatomie de ces animaux. À ces questions d'un haut in- térêt, viennent se rattacher d'autres questions secondaires d' ns d, qui nous paraissent devoir ensüile se placer à un rang plus élevé. Nous devons le dire ici franchement : c’estdans les lecons de philosophie zoologique faites depuis trois ans à la faculté des Sciences par M. de Blainville, que nous avons puisé les principes à l’aide desquels, met- tant à profit des matériaux importants, nous pouvons poser ces questions nouvelles et en tenter immédiatement la solution. Si, au moment la circonscription naturelle des espè- ces élevées dans la série animale semble ne point exister aux yeux d'un certain nombre de naturalistes, on se donne la peine d'examiner l'organisation des appareils génitaux des, mammifères, pris ici, pour :exemple, on ne tarde pas à se convaincre des limites assignées par la nature au, croisement ou, au. mélange des espèces, même très- voisines et, à fortiori, de celles qui sont de plus en plus éloignées. Dès-lors le système reproducteur des animaux mérite de fixer, sous. ce rapport toute l'attention, des zoolo- gisles, qui doivent venir y puiser des caractèresim portants, etil est en effet très-remarquable que ce soit parmi toutes les parties destinées à la reproduction, que ce soit, dis-je, les appareils, soit extérieurs. soit. intérieurs ,.et les. plus en, rapport avec une organisation cérébrale plus riche, qui aient fourni. É oRrAGIÉrissiqne de la. classe des, ve ur

123

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ee Fun Aa Pre caractériser nettement. he n classe. des mammifèr es et les. sous-classes, proposées Pak M. de Blainville, il, ne s'ensuit. point, qu’on. doive s'en tenir aux, données acquises, On sent au contraire de

Cr. I, Pc. 922 à 26: 3

plus en plus le besoin d'approfondir tout ce qui a trait à l’organisation du grand groupe des espèces qui sem- blent établir la transition des vertébrés vivipares aux Oiseaux considérés comme la première classe des verté- brés ovipares. Et c'est pour contribuer à satisfaire ce besoin si vivement senti, que nous nous proposons d’exposer les principaux résultats de nos observations dans l’ordre suivant :

De l'appareil mammaire des Marsupiaux ét de la bouche de leurs petits ;

De l'os marsupial ;

Du périnée des Marsupiaux ;

4 De leurs parties sexuelles ou génitales.

Nous. essaierons ensuite d'appliquer les résultats ob- tenus. dans nos recherches à la zoologie.

4 CE. I PL. 22 à 96: DE L'APPAREIL MAMMAIRE

DES MARSUPIAUX

ET

DE LA BOUCHE DE LEURS PETITS.

* On sait que c’est sur l’existence des organes mammaires qu'est basée la dénomination de mammalia ou mammifè- res. On ne peut trop présumer actuellement les modifica- tions qu’exigerait la classification de ces animaux, si les ca- ractères extérieurs et l'anatomie comparée de l’appareil de la lactation avaient été étudiés beaucoup plus profondément qu’on n’a pu le faire jusqu'à ce jour. Mais lorsque avec les éléments scientifiques dont nous pouvons disposer en ce moment, on aborde la question du degré d'importance future des formules mammaires *, on reconnaît de suite que parmi les organes indispensables pour la reproduction vivipare, ceux qui saillent le plus à l'extérieur et dont

1 Par formules mammaires nous entendons l’indication en sisnes abréviatifs du nombre ,; de la situation et de la nature des rganes lactateurs , considérés dans leurs rapports avee le degré d'organisation d’un mammifère ou son rang dans la série mam- malogique disposée sur une , deux ou trois lignes.

Cr: Pr. 92 à 26. 5

l'action se prolonge le plus long-temps, semblent devoir fournir des caractères positifs basés sur toutes les modifi- cations survenués. Or l appareil de la lactation et les par- ties les plus extérieures de cet appareil révèlent très-bien par toutes leurs différences les modifications des organes génitaux internes, et sont encore nécessairement en rap- port avec le fon d'intelligence des familles instituées en philosophie mammalogique.

Ce serait une bien grande erreur de croire que l’ap- pareil mammaire caractéristique du type des animaux strictement vivipares doit subir, depuis l'espèce humaine jusqu'aux mammifères les plus rapprochés des olSeaux , des modifications dans un ordre toujours décroissant. Lorsqu'on est bien pénétré du haut rang que le principe des finalités physiologiques occupe nécessairement dans la hiérarchie des caractères et des ensembles caracté- res , on n "est nullement surpris de voir un appareil orga- nique, devenir plus complexe dans un groupe naturel d'animaux voisins d'un autre groupe dans lequel cet ap- pareil même tend le plus à disparaître et à s’effacer. Cette espèce de contraste dans l’ordre naturel des dégradations progressives de l’ organisation mammalogique est pourtant un fait facile à constater en observant l'appareil mam- maire dans tous les marsupiaux. On Y voit en effet, d’une. part, que la peau abdominale s’y dispose plus moins en une bourse destinée 4 recueillir et à protéger un fœtus mammaire qui devient un nourrisson ; on constate que d’autres particularités de l’organisation ‘générale (queue prenante )viennent suppléer à à l’imperfection d’une bourse devenue vestigiaire; et l’on reconnaît facilement, par la démonstration anatomico- physiologique qui en a été

6 CL; LPrspao à 26.

faite}, que celte organisation mammaire , plus riche en apparence, supplée : nécessairement à l’ imperfection relative des organes générateurs internes dans lesquels l” incubation est devenue beaucoup plus courte. Cette incubation est en quelque sorte continuée à l’extérieur sous un autre mode physiologique : dans lequel les sucs fournis pour le déve- loppement fœtal ne sont plus du sang utérin. Les fluides destinés à ce développement après une sorte d’avortement naturel et normal étant des sucs lactés parfaitement adap-" tés au degré de constitution organique des embryons, on sent Ja nécessité de toutes les modifications survenues dans V appareil mammaire de ces animaux si curieux et si im- portants à. observer de très-près. C’est surtout toute la partie des mœurs relative aux fonctions génératrices des Didelphes, dans lesquels la bourse n'est plus représentée que par deux grands plis cutanés abdominaux , qu'il serait important ( de bien connaître, afin de pouvoir constater le rapport nécessaire entre le degré de précocité de l’avor- tement normal et le mode d’incubation maternelle qui pourrait é être artificiel, c'est- h-dire une incubation dans une sorte de nid, suppléant d'une bourse imparfaite , malgré la lurgescence naturelle qui se manifeste à à l'époque du fonctionnement dans les plis qui la représentent. |

| Ces considérations anatomico-physiologiques sur Tor- ganisation | mammaire du premier groupe des animaux marsupiaux ayant une bourse abdominale ou des plis cu- tanés abdominaux, indices vestigiaires ( de cette bourse, lé- gitiment , cotaplétement à nos yeux la distinction des mammifères en Monodelphes (: animaux à une seule ma-

4 Voyez Mémoires tarrlèentifs et tableaux ee d'ana- lomie. physiologique. par Laurent.

GE. A£e Pr swo2ià 90. | 7 trice ) et jen.Didelphes (animaux à deux matrices), intro- duite depuis.long-temps dans la science par M, de Blain- ville. En étudiant, comparativement les dispositions. anatomico-physiologiques. de l'appareil mammaire mono- delphique et didelphique, on voit déjà comment se fait le commencement dela transition naturelle du type des vivi- pares à,celui des ovipares, et,on est forcé de convenir que L'organisation, didelphique. s'étend à tout le groupe des mammifères à bourse plus ou moins développée. | »La,marsupialité, c’est-à-dire la disposition en forme. de.bourse annexée à l'appareil mammaire , doit être rap- prochée en physiologie. et en zoologie philosophiques de toutes les dispositions en forme de bourses adaptées à des usages très-variés, etil ya convenance de le faire, lors- qu'après l'observation de la plupart des faits de ce genre, on s’est convaincu. de l'exactitude et de l'importance des résultats généraux obtenus par cette voie lente, mais sûre.

Mais nous. devons nous borner ici à l'exposé d’un certain nombre d'observations zoologiques desquelles les principaux résultats nécessaires en mammalogie doivent être déduits. Nous avons à faire remarquer d’abord le contraste, apparent du moins;-entre l’organisation mam- maire des Didelphes ou Marsupiaux vrais et celle des Orni-

* thodelphes ou Monotrèmes, qui par leur appareil repro-

ducteur se rapprochent le plus des Oiseaux. : Quoique les animaux didelphes. et les Ornithodelphes

_aient.pour caractère,commun l'existence d'un os impro-

prement appelé marsupial, puisque il ne fait POnE pArHe de la; bourse ; ainsi que l'impliquerait ce nom, quoiqu'ils soient.avec raison rapprochés sous ce point de vue, nous n'avons pu qu'être frappés d'abord de la dégradation

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8 GEL: PL. \99 à 26.

rapide de l'appareil mammaire des Ornithodelphes, dont la glande n’est représentée que par des cæœcums, et dont les organes télinaires n’existent plus et ne sont plus repré- sentés que par les orifices des excréteurs des cœcums follicutes sécréteurs du lait. Il nous suffit d'indiquer cette dégradation survenue pour ainsi dire tout-à-coup dans l’ap- pareil mammaire des Ornithodelphes ou Monotrèmes, qui doit être , et qui est en effet , en harmonie avec le modede développement embryonnaire et le degré de constitution organique des petits au moment de leur naissance, Par dégradation de cette organisation mammaire, nous n'en- tendons point ici une existence vestigiaire de cet appareïl comparable à celle qu’on observe chez les mâles des mam- mifères monodelphes et didelphes, mais nous voulons signifier la simplification de la texture glandulaire des mamelles et l'absence des tétines mamelons chez les femelles des Ornithodelphes ou Monotrèmes.

Après avoir fait pressentir l'importance des recherches sur les organes sexuels des mammifères, et principalement celle de l'appareil mammaire dont l'existence est caracté- ristique de la série mammalogique , on peut encore faire remarquer que les modifications que le système pileux de ces animaux subit sont telles dans les Pangolins et les Cé- tacés , qu'il semble en apparence ne plus exister, tandis que l'appareil lactateur y persiste le plus généralement avec tous les caractères anatomiques et physiologiques qui le font reconnaître ; et ce fait doit être pris en considération, puisque le degré d'organisation mammalogique ou cette persistance d’un appareil mammaire dans toute la série des vivipares révèle à l'extérieur le rapport entre les organes éducateurs et un plus haut degré d'intelligence pour l’é-

Gr? KE Pg.°22 à26. 9 ducation des petits, d’une manière plus rigoureusement exacte que ne le font le système tégumentaire et le système pileux, toujours forcés de se modifier pour s'adapter aux circonstances des milieux ambiants et de se constituer en moyens plus ou moins défensifs (Cétacés, Pangolin, Porc- Épie, Hérisson , Couendou, Échidné, Tatous).

Il importe donc de signaler le rapport plus évident et plus intime entre l'existence des organes mammaires éducateurs et l’organisation cérébrale plus riche des mammifères, et, en procédant ainsi, nous croyons faire une application exacte des principes établis en philosophie zoologique (Lecons de Blainville }, puisque c’est le degré d'intelligence, s’exercant pour l'éducation des petits, qui est ici mis en relief et révélé aux surfaces de l’animal par l'existence d'organes mammaires que quelques zooto- mistes ont appelés organes éducateurs.

Ainsi la considération de l'angle cränifacial , toutes les modifications crâniologiques et prosopologiques de la tête des mammalia , tous les caractères que peuvent four- nir les técuments externes, les poils, les ongles, les dents, etc. , etc., si bien étudiés jusqu à ce jour par les zoolopis- tes ; devront peut-être, tout en conservant leur rang d’or- dre’assignable en philosophie zoologique, devront, dis-je, peut-être céder le pas à un caractère que doit fournir une étude plus exacte et plus approfondie des organes mam- maires euvisagés toujours dans leur rapport intime avee l’organisation cérébrale.

- Mais , nous l'avons déjà dit, et nous devons le répéter encore, le principe des finalités physiologiques dominant toujours dans les questions de cet ordre , il ne faudra pas être surpris que , pour le but de la propagation et con-

10 Gi L'PL22 à 1%. servation des espèces mammalogiques , l'appareil mam- maire. n'offre point des différences suivant un ordre de décroissement progressif, et qu’il n’y ait même desssortes de sauts ou de contrastes, ainsi que nous l'avons indiqué en comparant d une manière générale sous ce rapport les mammifères à bourse avec les Monotrèmes.Ces remarques générales sur les caractères différentiels des organes mammaires dans toute la série des animaux qui en sont pourvus devaient précéder nos observations zoologiques sur l'appareil mammaire des Didelphes. :1Cet appareil se montre chez ces animaux composé ainsi qu'il suit: | F

D'un amas de pes sécréteurs du lait, éléments - anatomiques de ce qu’on nomme la glande manie, ou la mamelle ;

Des Mbits hsicghtht

D'organes de sensation modifiés pour le toucher maternel, c'est-à-dire servant à la copulation entre nourrice et le nourrisson. |

Nous n’aurons point à nous occuper ici des organes profonds de cet appareil ; l'étude des cryptes lactaires et des canaux galactophores ou lactifères est du ressort de l'anatomie et de Ja physiologie comparée. Mais nous étudierons plus spécialement sous le point de vue zoole- gique le sens de la copülation lactatrice des Didelphes , eu raison de son importance réelle si bien sentie: st tous les zoologistes. oh motlbeserépee

Ce sens se compose : d’un organe érectile, sorté de pénis mammaire destiné pour lintromission dans la bouche du nourrisson : c'est le mamelon ou la tétine ; d’une sorte de fourreau cutané ou prépuce tétinaire

Gris Pig 02 à 46. 11 qui enveloppe le mamelon et. le cache plus ou moins ; et æ d’une très-grande portion de la peau abdominale. Celle-ci enveloppe d’abord immédiatement toute la partie de la glande qui saïlle au-dessous de la paroi abdominale, et forme ainsi une sorte de scrotum ou bourse mam- maire comparable sous ce rapport au véritable scrotum ou bourse tesliculaire. Il y a cette différence très-grande entre l'enveloppe cutanée de la glande mammaire et celle du testicule que la première: n'est. point pendante comme la seconde, lorsque la mamelle adhère par une large base à la paroi abdominale , ce qui est l'inverse chez le testicule.

Mais ce qui devient la caractéristique du premier groupe des Marsupiaux ou des Didelphes, c’est la por- üon de la peau abdominale qui , après avoir recouvert Ja surface externe de la glande, se replie sur chaque côté et

-en bas pour se disposer en une bourse propre à recueillir,

à contenir et à protéger les avortons qui deviennent plus tard des nourrissons.

Tout l'appareil mammaire, Éesdipe la glande, les coiduits _galactophores et le sens pour. la copulation

. de la mère et du nourrisson, sont ici préalabiement orga-

* Cependant on observe chez les individus femelles de quel-

ques races humaines ( Négresses, Hottentotes, etc.) et plusieurs

espèces de mammifères monodelphes, des mamelles pendantes, à-peu-près comme le sont les bourses testiculaires. Mais il, y a cette différ ence entre les deux appareils que les voies pour l’ex- crétion du lait, ou les conduits galactophores, sont très-courtes et

_ sous-Cutanées, comme la glande avec laquelle ils forment une

seule masse , tandis que les voies très-longues et tortueuses du sperme sont intestinales, en partie renfermées dans l’abdomen <ten partie sous-cutanées,

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nisés pour obvier aux suites fâcheuses d’un avortement normal et pour remédier à l’imperfection relative des or- ganes gestateurs internes. On reconnait. ainsi comment il ‘advient que, chez des mammifères la viviparité s’af- faiblit, tout l'appareil de la lactation a du être beaucoup plus perfectionné que chez les mammifères monodelphes. Il nous fallait ici rappeler ce fait bien connu des zoolo- gistes qui nous donne la raison physiologique du déve- loppement considérable de l'appareil de sensation destiné pour la copulation lactatrice, ce qui le rend propré à contenir plus ou moins un ets mammaire qui devient par la suite un vrai nourrisson. Sous le nom de fœtus mammaires (Owen) ou de pué- rules (BLainvizLe), on doit désigner dans l’état actuel de la science les très-jeunes nourrissons | des Marsupiaux pendant tout le temps ils restent constamment fixés aux tétines. À cette époque de la vie fœtale mammaire, la bou- che des petits offre des caractères extérieurs qui méritent d’être nolés et rappr ochés des différences qu’elle présente dans le premier âge de la vie embryonnaire, et après que le fœtus mammaire cesse d’être 7 SHSpOHN fixement à la mamelle. | ) LR 4 D De même que dans tout de mammifères mo- DRE Ja bouche de l’avorton SEE ge: être melon un peu turgescent sur lequel il doit être fixé. Le dé- veloppement progressif des deux mächoires et des lèvres doit être rapide afin de constituer de bonne heure la cavité orale et un orifice buceal étroit, qui répond au pédicule ou à la racine du mamelon. Au commencement de la vie embryonnaire, la bouche d’un Marsupial offre

G£.:1,: PLsotà 26. 13

done les conditions favorables pour s'adapter à la saillie du mamelon ; et le développement des parois buccales s’effectuant de chaque côté vers le centre de l'ouverture buccale, il en résulte que le mamelon, qui plonge très- avant dans sa bouche, est ainsi très-étroitement saisi.

. La bouche de l’avorton a alors acquis le caractère qui

le constitue fœtus mammaire, c'est-à-dire un fœtus recevant pour nourriture, au lieu d'un sang utérin , un fluide lacté fourni par les mamelles. - Nonobstant la précocité de l'avortement normal chez tous les animaux marsupiaux, la bouche et les narines des petits doivent être convenablement développées , pour fonctionner au moment de la parturition abortive. Ces ouvertures naturelles sont bien séparées , et déjà les cavités nasales et buccale, au lieu d’être dans le même état d’im- perfection organique qu'on observe chez le très-jeune embryon des mammifères monodelphes, sont bien dis- tinctes. Mais nous ne possédons que peu de faits sur ce point, et il est bien à désirer que, tout en s’atta- chant à constater le degré du développement des petits ayortons, au moment de leur naissance, ainsi qu'on l’a déjà fait pour quelques espèces, on ne néglige point d’é- tudier l'état de la bouche des petits Marsupiaux, soit didelphes, soit ornithodelphes ou monotrèmes.

. On conçoit très-bien que cet état primordial d’une bouche largement ouverte, et cependant bien constituée, la rend très-propre à recevoir un mamelon turgescent chez tous les Marsupiaux à bourse très-développée ou simple- ment yestigiaire. Mais on se demande comment la bouche des petits de l'Ornithorhynque et de l’Échidné peut s’ap- pliquer sur la surface tétinaire, attendu que dans ces

14 CE. 4! PL. 92. 13:96. animaux la saillie mamelonnaire manque , à ce qu'il parait, complètement, même pendant toute la durée wi l'allaitement. VUE Après avoir présumé ce premier élat de la bétetté de lavorton chez tous les Marsupiaux, nous devons ci constater ce qui advient lors du développement sit de cette cavité chez les Didelphes et les we thodelphes ou Monotrèmes. er! Chez les premiers , le développement progressif de la bouche se fait rapidement, de manière à ce que le ma- melon, qui est très- -lonp, se trouve saisi promptement , sans pouvoir sortir à cause de l’étroitesse très-grande de orifice oral. C’est ce qu’on voit très-bien sur lés petits de ces animaux suspendus fixement aux tétines , et l’on sait qu'il faut alors fendre la bouche des petits ou faire un effort pour les retirer, à cause du renflement de l’ex- trémité du mamélon. MM. G. Saint-Hiläiré et R. Owén ôût fait figurer cet état de la bouche des fœtus mami- maires de Sarigues et de Kargoriteus trouvés suspendus fisement aux mamelons. Il est à désirer que les mêmes recherches soient faites pour toutes lés espèces de Mar: supiaux à vraie bourse, et surtout pour ceux dont bourse est reriplacée par des plis cutanés. Ne doit-on pas présumer qu’en raison de cétte imperfection ou de l’état vestigiaire de la poche abdominale, les Didelphes dorsi- gériens * doivent mettre au jour des avortons moins imparfaits , c’est-à-dire dont la gestation utérine serait relativement plus longue, ét dont par conséquent la bouche -! Par dorsigériens nous entendons ici désigner les Didel- phes sans bourse qui portent:leurs petits sur le dos. :

NES Pn3 2%. 4:36. 15 serait moins ouverte au moment de la naissance, et peut-être | les petits Didelphes dorsigériens ne sont point suspendus fixement aux tétines aussi long-temps ne les Didelphes bursigériens * ?

Enfin l’absence de bourse et de tétines, l’imperfection de la texture glandulaire des mamelles de l’Ornitho- rhynque et de l'Échidné, et leur génération prétendue ovovivipare, et comparée à la génération ovovivipare de certaines espèces de reptiles, de poissons et d'animaux articulés, sont des faits anatomiques et zoologiques qui nous semblent justifier complètement le rang assigné depuis très-long-temps à ces animaux, qui doivent termi- ner la série mammalogique , et être considérés comme une transition naturelle des animaux vertébrés vivipares aux vertébrés ovipares. Mais, à la considération du ca- ractère’ zoologique de ces animaux étudiés dans l’âge adulte, doit se rattacher l'examen du développement pri- mordial de leur bouche, qui, chez ces deux genres d’ani- maux, acquiert la forme d’un véritable bec. Nous devons à M. R. Owen ( Zransactions de la soc. zool. de Lon- dres ‘des recherches sur la bouche de l'Ornithorhynque, pe il résulterait que :

Ha Toutes les parties de la bouche des petits de Quni: thorhynque sont dans un état de mollesse et de flexibi- lité qui permet d'exercer la succion ;

* Par bursigériens nous voulons désigner les Didelphes por- tant leurs petits dans une bourse, et opposer ce caractère à celui signifié par V’épithète de dorsigériens ou portant les petits sur É os. Il nous a semblé que ces particularités de mœurs devaient être ici mises en relief en raison de ce Le Pertteton les in- dique nettement.

16 L g | Cr. I. Pr. 22 à 96.

20 Que la langue , les deux mâchoires, les tégaments qui les recouvrent, et orifice oral qu'ils circonscrivent , é offrent toutes les conditions favorables pour l'exercice de cette oncHon ;